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Ma blogomania

A vous internautes.



Ma ville au coeur
Ma ville au coeur
Aujourd'hui, je cède à la blogomania.
Pourtant cette technique m'est apparue au premier abord comme étrangère. Je reste résolument convaincu que la meilleure forme d'expression réside sans équivoque dans l'échange direct, dans le plaisir d'une discussion … orale.
Si je fais faire un détour à mes convictions, ce n'est pas parce que le Web devient subitement une passerelle indiscutable mais c'est parce qu'il m'offre la liberté de mes mots – ce que ne me donnent pas des moyens plus classiques.
L'expérience m'a montré que les medias rituels obéissaient avant tout à leurs envies, qu'ils répondaient à des effets de mode, qu'ils subissaient des pressions amicales : tout un contexte dans lequel l'objectivité et la vérité ne sont les règles de conduite.

Au moins, mes phrases auront un sens : le mien ! Bon ou mauvais, c'est celui que je décrirai et les lecteurs pourront apprécier ou rejeter le véritable fruit de ma réflexion. Ils pourront soutenir ou combattre mon action sans filtre régulateur et sans loupe déformante.

J'ai également tardé car j'ai bien conscience que ce déclic doit se poursuivre par une présence quasi permanente. Pour maintenir l'intérêt de la lecture, il faut une discipline quasi quotidienne et mon temps libre n'y est guère favorable. De plus, il faut avoir une idée réelle pour lancer un débat car je me refuse à écumer les articles de journaux ou à annexer les pensées des autres pour paraître plus intelligent ou à la pointe de la dernière innovation. D'ailleurs, en slalomant parmi les bloggers pour me faire une opinion de ce nouveau paysage, j'ai été surpris de découvrir des cerveaux pointus, avec des discours bien léchés, une surprenante panoplie qui surgit spontanément à la faveur d'une révolution technologique !

Je n'ai pas besoin d'une identité fabriquée par des kits de circonstance, j'ai tout simplement besoin de la mienne, celle issue d'une certaine simplicité où le bien et le mal me composent, où mes qualités et mes défauts s'entrechoquent, où mes qualités et mes limites d'homme constituent ma vie.

J'ai aussi repoussé la date de ce lever de rideau car je suis un amoureux de l'écriture - de la rature qui signifie le débat avec soi-même. Le recours au clavier m'a semblé comme une trahison de l'encre violette qui coulait mes mots sur des milliers de notes.
Dans mes fonctions antérieures d'économiste, j'aurais pu facilement me familiariser avec ce panorama d'écran, mais je suis resté à l'âge du stylo, sûr que ma pensée jaillirait mieux que devant une palette de lettres sous mes doigts. Il a fallu que je rencontre un nouveau monde professionnel pour comprendre que sans la compagnie du moniteur, je serais toujours absent de toute action tant toutes les informations passent par ce circuit. Ayant des responsabilités à assumer, je me suis donc mis rapidement à ce nouveau piano. Ainsi, aujourd'hui, je franchis plus aisément cette nouvelle étape.

Enfin, et cette raison n'est pas mineure, la frénésie d'informations, traduite par la fréquentation de nombreux internautes, a emporté mes dernières réticences.
On peut être réservé sur ce mode de contact mais on ne peut pas ignorer les flux qu'il suscite et les recherches qu'il entraîne. Son importance est décidée par les lecteurs et sa nécessité a déterminé mon obligation d'y souscrire. Finalement, mon avis est devenu impitoyablement secondaire devant cette nouvelle version de «Vox Populi, Vox Dei».

Cette forme très personnelle de vous relater mon cheminement prévaudra dans toutes mes interventions. Je souhaite surtout ne pas être ennuyeux en empruntant cet itinéraire intime où la part de soi explique le chemin de mes choix dans une ville comme je l'imagine pour vous et avec vous.

Alors, puisque les trois coups ont sonné, puisque le premier acte est lancé, je vous dis tout simplement : A bientôt pour la Suite.

Dimanche 30 Avril 2006
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7 allées Jean Jaurès,
du lundi au vendredi
9h-12h et 14h-20h,
samedis/dimanches: 10h-13h.


François BERNARDINI, 54 ans


Directeur Général du SAN
de 1979 à 2001
Directeur Régional d'un groupe de presse
de 2002 à aujourd'hui

Engagé au Parti Socialiste
auprès de Bernardin Laugier
depuis 1974
Premier secrétaire de la
Fédération des Bouches
du Rhône

de 1990 à 2000

Elu Conseiller Municipal
en 1977
Adjoint au Maire
en1983
Maire d'Istres
de mars 2001 à novembre 2002

Conseiller régional
en 1992

Conseiller Général
de 1988 à1998

Président du Conseil Général des Bouches du Rhône
en 1998
Député des Bouches du Rhône
de mai 1992 à avril 1993
Député Européen
de 1994 à 1999
Délégué au San Ouest Provence


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