N'importe quel adolescent qui découvre les manuels d'instruction civique peut donc répondre à cette question, oui, une élection municipale coïncide parfaitement avec un scrutin local ;
Ce bon sens juvénile semble être partagé par une large majorité des français, 78 % qui indiquent que leur vote dépendra de considérations locales.
Alors pourquoi agite t'on cette confusion ?
A Droite, le Président de la République qui conçoit le terrain politique comme un ring permanent, déclare que ce scrutin aura une portée nationale.
Rechaussant les bottes d'un chef de parti, il lance lui-même la campagne de l'U.M.P et réclame à l'occasion du vote du 9 et 16 mars un jugement des français sur sa politique depuis son arrivée à l'Elysée.
Au parti socialiste, toujours englué dans ses frictions internes et totalement inaudible sur ses nouvelles options, la conclusion est identique car la perte de confiance de Nicolas Sarkozy manifestée par une baisse importante dans les sondages distille quelques vitamines inespérées.
Une fois de plus, on se rend compte, autant à droite qu'au P.S, on est éloigné des véritables préoccupations des concitoyens. Les intérêts des états-major priment sur la réalité exprimée par nos concitoyens.
Sur le plan local, les choses sont quelque peu différentes… du moins en apparence.
Aragneau, pourtant leader de l'U.M.P, a définitivement zappé toute référence à son parti. Le sigle officiel a disparu des affiches et publications comme si un sentiment honteux devrait être chassé.
Pourtant il n'ignore pas que sa faible notoriété ne peut être grossie que par un effet de loupe national.
Sacrifiant au principe de l'ouverture, il s'allie quelques noms de candidats déçus de ne figurer sur une autre liste, pour accréditer une illusoire tunique de rassembleur – ce que lui dénient deux autres listes de droite également présentes dans cette confrontation.
Sans doute pense t'il aussi au 2ème tour pour accueillir Patrice Gouin, candidat d'une liste socialiste dissidente, dont le 1er tour de chauffe semble l'orienter vers ses premiers amours.
Detavernier, chef d'une poignée de socialistes opportunément reconnus par la Fédération, s'emmitoufle dans un faux décor de gauche plurielle.
A ces socialistes peu représentatifs mais obéissants il ajoute un militant communiste inconnu, et transforme deux relations personnelles vierges de toute adhésion en un représentant des Radicaux et des Verts …. et le tour est joué, ….. maladroitement joué tout de même.
Il faut avouer que pour lui l'explication est délicate. Avec un slogan tiré d'une de mes campagnes en 1995.
Avec un programme composé uniquement de phrases génériques, il est très compliqué pour lui d'affirmer des divergences ou des nouveautés après 21 ans passés à mes côtés.
C'est pour cela que pour lui, détenteur du poing et de la rose, l'équivoque d'un scrutin national est une petite chance dans laquelle il s'engouffre.
Cela sera insuffisant, d'une part car il s'agit d'élire un maire, et de comparer sa personnalité avec celle de toutes les autres têtes de liste, et que d'autre part la gauche reste mon jardin.
La présence sur ma liste d'élus communistes fidèles depuis 1977, d'alter mondialistes, de L.C.R, le soutien de Bernardin Laugier, Conseiller Général et ancien maire, d'une foule de militants socialistes historiquement marqués depuis des décennies en est une preuve irréfutable.
OUI, Scrutin Local, car pour moi seul le Grand Istres Conditionne mon action.