Nicole Joulia
Istres (BDR 13) Première femme à être élue maire de la ville, elle s'est engagée sur la voie des actions solidaires, des initiatives personnelles et collectives pour favoriser l'entraide, le partage, le lien social et intergénérationnel. Sa candidature au siège de Conseiller général Istres canton Sud s'inscrit dans cet engagement.
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17/03/2008
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Faire gagner la gauche à Istres
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Archives - Elections municipales décembre 2006
Vendredi 17 Novembre 2006 - 13:19
Les femmes des sections socialistes d'Istres Sud et Istres Nord écrivent à Ségolène Royal
Chère camarade,
À l'heure du vote des militants socialistes pour la candidature aux prochaines échéances électorales présidentielles, la Ville d'Istres connaît une situation de tension politique qui bafoue les fondements démocratiques de notre parti.
Pour te rappeler rapidement la situation, en 2001, François Bernardini est élu Maire d'Istres. A la suite de son départ, en 2002, il a proposé à l'ensemble de la liste que Michel Caillat, premier adjoint, lui succède en attendant son retour. Fidèles à leur engagement, tous les membres de l'équipe municipale ont poursuivi le travail engagé avec le même dévouement, la même énergie, la même probité.
Aujourd'hui, François Bernardini a repris son travail de terrain pour préparer les prochaines municipales de 2008.
En démissionnant brusquement il y a quelques jours, entraînant avec lui 7 de ses colistiers, Michel Caillat crée aujourd'hui une véritable crise au sein des sections locales du Parti socialiste et plonge les militants dans une incompréhension profonde. En effet, par un autoritarisme sans borne, et par la parole des camarades confisquée, Michel Caillat, secrétaire de l'une des deux sections d'Istres, ne fait pas honneur aux valeurs humanistes et aux fondements démocratiques qui doivent animer notre parti.
Pour preuve, il démissionne au mépris de plusieurs de ses colistiers inscrits au PS. Le 30 octobre, il convoque certains militants en fin d'après midi pour une réunion à 18h avec Eugène Caselli, notre premier secrétaire fédéral. Le 4 novembre, un tract signé « les militants de la section socialiste d'Istres » est diffusé à la population sans même que l'ensemble de ces militants n'ait été associé et donné leur accord. Le 9 novembre, les militants sont conviés par courrier à une réunion conjointe des sections d'Istres et d'Istres Sud le 10 novembre pour le vote de désignation du candidat socialiste tête de liste aux élections municipales anticipées d'Istres ! Le secrétaire de la Section Sud, Monsieur Philippe Colonna, n'a pas été informé de cette démarche, encore moins convié. Il apprend par la suite, qu'au cours de cette réunion, la dissolution de sa section a été évoquée…
Ce qui laisse un peu perplexe également, c'est que les 21 colistiers qui ont été élus aux côtés de François Bernardini, et non démissionnaires aux côtés de Michel Caillat, soutiennent la candidature de Nicole Joulia, 2ème adjointe au Maire, elle-même inscrite au PS, proche de nombreux militants.
Et que pas une seule fois, un débat ne s'est engagé au sein des deux sections pour un échange ouvert entre tous. Qui donc peut se permettre de décréter sans consultation que Nicole Joulia est moins légitime qu'un autre pour mener le combat démocratique ?
Le 1er novembre, Eugène Caselli déclare sur FR3 que la ville d'Istres a besoin de clarification politique. Il ajoute : Michel Caillat aura tout mon soutien et celui de tous les socialistes. Quelle est donc cette fédération qui demande une clarification mais soutient un candidat sans aucune concertation, qui demande une clarification mais empêche la contradiction, qui demande une clarification mais impose une ligne de conduite qui laisse en plan nombre de ses militants et ternit l'image d'un parti qui se veut transparent. Il est évident que ces méthodes autocratiques sont totalement irresponsables au moment où toi-même tu constates qu'il y a une grave crise démocratique dans la société française et que beaucoup d'électeurs se détournent des urnes où vont voter vers les extrêmes. Elles ne peuvent plus être de mise au sein d'un parti qui défend des valeurs humanistes, et place le dialogue au cœur de son fonctionnement national pour donner une image de modernité et de transparence.
Tu as déclaré à plusieurs reprises ta profonde croyance dans la démocratie participative, qui peut rassembler tous ceux qui veulent que ça change et donc créer un mouvement très dynamique dans le pays pour que nous puissions engager un débat de fond… et pour que les gens aient le sentiment de participer aux actions politiques...
Penses-tu qu'un exemple comme celui que nous vivons à Istres serve la cause socialiste ?
Il est urgent aujourd'hui que les responsables locaux montrent une probité sans faille, évitent les dérapages inacceptables et dangereux, les agissements qui servent les ambitions personnelles au lieu d'élever la réflexion sur les grandes questions de société, acceptent que chacun puisse faire entendre sa différence, sa conception de l'action politique comme tu le prônes, afin que les militants puissent voter en toute liberté, sans contrainte.
Car la lutte fratricide au sein même du parti istréen risque de plonger la ville dans un climat de dénégations et d'invectives, voire de menaces et de pressions qui rappellent malheureusement des moments de notre vie politique bien peu glorieux. Sans oublier que cette lutte interne risque de faire le jeu de la droite libérale.
Nous avons confiance dans ta capacité à analyser la situation avec la plus grande clairvoyance et sans parti pris. Et nous attendons de ta part un regard attentif sur ces élections, sans jugement à priori de la légitimité de certains socialistes plutôt que d'autres.
Sois assurée de notre parfaite honnêteté même si les échos qui peuvent te parvenir masquent une bonne part de la réalité. Nous restons disponibles pour tout contact ou éclaircissement.
Bien à toi.
Amitiés socialistes.
À l'heure du vote des militants socialistes pour la candidature aux prochaines échéances électorales présidentielles, la Ville d'Istres connaît une situation de tension politique qui bafoue les fondements démocratiques de notre parti.
Pour te rappeler rapidement la situation, en 2001, François Bernardini est élu Maire d'Istres. A la suite de son départ, en 2002, il a proposé à l'ensemble de la liste que Michel Caillat, premier adjoint, lui succède en attendant son retour. Fidèles à leur engagement, tous les membres de l'équipe municipale ont poursuivi le travail engagé avec le même dévouement, la même énergie, la même probité.
Aujourd'hui, François Bernardini a repris son travail de terrain pour préparer les prochaines municipales de 2008.
En démissionnant brusquement il y a quelques jours, entraînant avec lui 7 de ses colistiers, Michel Caillat crée aujourd'hui une véritable crise au sein des sections locales du Parti socialiste et plonge les militants dans une incompréhension profonde. En effet, par un autoritarisme sans borne, et par la parole des camarades confisquée, Michel Caillat, secrétaire de l'une des deux sections d'Istres, ne fait pas honneur aux valeurs humanistes et aux fondements démocratiques qui doivent animer notre parti.
Pour preuve, il démissionne au mépris de plusieurs de ses colistiers inscrits au PS. Le 30 octobre, il convoque certains militants en fin d'après midi pour une réunion à 18h avec Eugène Caselli, notre premier secrétaire fédéral. Le 4 novembre, un tract signé « les militants de la section socialiste d'Istres » est diffusé à la population sans même que l'ensemble de ces militants n'ait été associé et donné leur accord. Le 9 novembre, les militants sont conviés par courrier à une réunion conjointe des sections d'Istres et d'Istres Sud le 10 novembre pour le vote de désignation du candidat socialiste tête de liste aux élections municipales anticipées d'Istres ! Le secrétaire de la Section Sud, Monsieur Philippe Colonna, n'a pas été informé de cette démarche, encore moins convié. Il apprend par la suite, qu'au cours de cette réunion, la dissolution de sa section a été évoquée…
Ce qui laisse un peu perplexe également, c'est que les 21 colistiers qui ont été élus aux côtés de François Bernardini, et non démissionnaires aux côtés de Michel Caillat, soutiennent la candidature de Nicole Joulia, 2ème adjointe au Maire, elle-même inscrite au PS, proche de nombreux militants.
Et que pas une seule fois, un débat ne s'est engagé au sein des deux sections pour un échange ouvert entre tous. Qui donc peut se permettre de décréter sans consultation que Nicole Joulia est moins légitime qu'un autre pour mener le combat démocratique ?
Le 1er novembre, Eugène Caselli déclare sur FR3 que la ville d'Istres a besoin de clarification politique. Il ajoute : Michel Caillat aura tout mon soutien et celui de tous les socialistes. Quelle est donc cette fédération qui demande une clarification mais soutient un candidat sans aucune concertation, qui demande une clarification mais empêche la contradiction, qui demande une clarification mais impose une ligne de conduite qui laisse en plan nombre de ses militants et ternit l'image d'un parti qui se veut transparent. Il est évident que ces méthodes autocratiques sont totalement irresponsables au moment où toi-même tu constates qu'il y a une grave crise démocratique dans la société française et que beaucoup d'électeurs se détournent des urnes où vont voter vers les extrêmes. Elles ne peuvent plus être de mise au sein d'un parti qui défend des valeurs humanistes, et place le dialogue au cœur de son fonctionnement national pour donner une image de modernité et de transparence.
Tu as déclaré à plusieurs reprises ta profonde croyance dans la démocratie participative, qui peut rassembler tous ceux qui veulent que ça change et donc créer un mouvement très dynamique dans le pays pour que nous puissions engager un débat de fond… et pour que les gens aient le sentiment de participer aux actions politiques...
Penses-tu qu'un exemple comme celui que nous vivons à Istres serve la cause socialiste ?
Il est urgent aujourd'hui que les responsables locaux montrent une probité sans faille, évitent les dérapages inacceptables et dangereux, les agissements qui servent les ambitions personnelles au lieu d'élever la réflexion sur les grandes questions de société, acceptent que chacun puisse faire entendre sa différence, sa conception de l'action politique comme tu le prônes, afin que les militants puissent voter en toute liberté, sans contrainte.
Car la lutte fratricide au sein même du parti istréen risque de plonger la ville dans un climat de dénégations et d'invectives, voire de menaces et de pressions qui rappellent malheureusement des moments de notre vie politique bien peu glorieux. Sans oublier que cette lutte interne risque de faire le jeu de la droite libérale.
Nous avons confiance dans ta capacité à analyser la situation avec la plus grande clairvoyance et sans parti pris. Et nous attendons de ta part un regard attentif sur ces élections, sans jugement à priori de la légitimité de certains socialistes plutôt que d'autres.
Sois assurée de notre parfaite honnêteté même si les échos qui peuvent te parvenir masquent une bonne part de la réalité. Nous restons disponibles pour tout contact ou éclaircissement.
Bien à toi.
Amitiés socialistes.
Vendredi 17 Novembre 2006 13:19
Nicole Joulia Istres - Elections municipales anticipées du 3 décembre 2006
